MAXIM LAPIERRE SE PORTE À LA DÉFENSE D'ALAIN VIGNEAULT

3 oct 2021 à 21h12      MATHIEU BOUCHARD-RACINE
Au-delà du début du calendrier préparatoire, un autre sujet retient énormément l'attention dans la LNH, c'est en effet l'importante série de tweet du gardien des Golden Knights Robin Lehner. Ce dernier a l'habitude de s'exprimer sans censure sur Tweeter, mais cette fois, la déclaration est beaucoup plus sérieuse.

Nous en sommes au point où la LNH rencontrera directement le robuste gardien pour comprendre les accusations graves qu'il porte notamment contre les Flyers de Philadelphie et particulièrement contre Alain Vigneault.

Pour replacer tout le monde dans le contexte, Lehner accuse des équipes de donner à leurs joueurs des benzodiazépines sans prescription. On parle d'un médicament pouvant aider un joueur à récupérer plus rapidement, mais qui vient avec de nombreux effets secondaires très risqués, d'où l'importance d'une prescription d'un professionnel.

C'est une sérieuse accusation, au point où il est difficile de croire qu'un joueur pourrait risquer sa carrière avec un mensonge allant jusque-là. Lenher l'a lui-même dit, il est sincère à 100 % sur le sujet.

On attend avec impatience une réaction officielle de la LNH, surtout d'Alain Vigneault et des Flyers, mais en attendant, voici une réponse franche de Maxim Lapierre sur la question. L'ancien du CH s'est directement porté à la défense de son ancien entraîneur.

« Je n'ai jamais vu Alain Vigneault faire ça. Ni à Vancouver ni dans le junior. » C'est assez clair, si Vigneault a quoi que ce soit à se reprocher, ce ne serait pas dans les années où Lapierre jouait sous ses ordres, du moins, pas à sa connaissance.

« Des pilules pour dormir, c'est vrai qu'il y en a de disponibles. Mais personne n'est forcé d'en prendre. C'est ridicule de penser ça, a-t-il insisté. Les joueurs de la LNH sont des hommes. Ce ne sont pas des enfants qui se font influencer à l'école primaire ou des jeunes du junior. » Là-dessus, il est difficile de contredire le co-propriétaire de La Poche Bleue.

Malgré tout, c'est sans surprise que Lapierre a avoué avoir eu recours à de la médication durant des matchs importants. C'est un phénomène déjà connu partout à travers la LNH. Par contre, Lapierre affirme avoir été capable d'arrêter toute consommation de médicaments lorsque le besoin n'y était plus.

« C'était sur de courtes périodes. J'en prenais pendant les séries éliminatoires parce que j'étais trop stressé. Je n'étais pas capable de dormir. Parfois, c'était à cause des voyages. On partait de Vancouver, on changeait de fuseau horaire. Alors, parfois, c'était difficile de dormir. »

De plus, l'ancien numéro 40 explique clairement que l'encadrement des médecins était toujours de mise dans ces situations, contrairement aux propos de Lehner.

« On allait voir le docteur et il étudiait la situation. Il nous posait des questions. C'était la même chose si on avait mal à une cheville et qu'on voulait prendre un médicament pour chasser la douleur. On ne se servait pas dans une pharmacie et ce n'est pas le coach qui venait nous les donner. »

Évidemment, un autre argument de Lapierre touche la responsabilité du joueur. Lorsqu'il décide d'avoir recours à la médication, il est de son devoir de s'informer des effets potentiels.

« Le joueur a également la responsabilité de poser des questions. Si je prends tel médicament, qu'est-ce qui peut arriver? Quels sont les effets secondaires? Ensuite, il a le choix de les prendre ou pas. »

Bref, on remarque des propos opposés entre Maxim Lapierre et Robin Lehner, mais il faut également se rappeler qu'ils n'ont pas vécu les mêmes époques ni les mêmes réalités. Les prochaines semaines nous en diront davantage sur l'étendue de cette controverse de haute importance.

Crédit: TVA Sports
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