UNE FINALE DE LA COUPE STANLEY QUI COÛTE CHER À LA FORME DES JOUEURS

6 oct 2021 à 17h24      MATHIEU BOUCHARD-RACINE
En ce retour du hockey de la LNH, on avait tous très hâte de retrouver nos joueurs favoris à Montréal, surtout après avoir assisté au plus grand parcours des Canadiens en séries depuis 1993.

On dit souvent que les joueurs sont prêts à payer cher pour gagner en séries et on le voit très clairement dans l'entourage du Tricolore présentement.

En termes de prix payé, on pense évidemment à Shea Weber. On savait déjà que le capitaine avait une blessure durant les séries et peu de temps après on apprenait son absence complète de la saison 2021-2022.

Pour aller encore plus loin, c'est peut-être la fin de la carrière du numéro 6, en raison de sa tolérance de fer pour participer à sa plus grande opportunité de mettre la main au trophée.

La saison estivale dans le hockey est souvent synonyme de repos. Elle permet de guérir les petits bobos, de retrouver sa famille et ses proches avant de recommencer le processus en septembre. Par contre, lorsqu'il est question de blessures de guerre, un été n'est pas suffisant pour tout effacer.

En octobre 2020, on avait vu un Marc Bergevin actif plus que jamais. Il a obtenu de nombreux joueurs et comme on avait mentionné à la radio durant la série Canadiens/Golden-Knights, le DG a été chercher de nombreux éléments au grand impact, mais sur une courte durée.

Des gars comme Perry, Staal, Gustaffson et les autres étaient prêts à jouer du bon hockey, mais sur une saison de 56 matchs.

Un parcours comme celui du Tricolore l'an dernier, ce fut un excellent pari venant de la haute direction du CH. Par contre, il faut reconnaître que ça va coûter cher à l'équipe dès cette saison et plusieurs indices nous le montrent.

Weber est évidemment le plus connu parmi les blessés du CH aux dernières séries, mais il n'était pas le seul. Sans faire partie du vestiaire, on peut dire sans se tromper que tout le monde avait un bobo quelque part, mais pour certains, c'était plus sérieux.

Un Carey Price au sommet de sa forme en séries, on a eu la preuve que c'était encore possible à 34 ans. Néanmoins, ce n'est clairement pas sans conséquence. Price a connu des séries glorieuses, mais on ne peut juger son camp d'entraînement présentement, puisqu'il n'est même pas présent.

Performer à un aussi grand niveau a un prix et l'absence de Price en début de saison, même après des mois de répit, le montre très clairement. Ce n'est rien, Price et Weber ne sont pas les seuls à ressentir encore des répercussions des séries 2021 sur le début de saison 21-22.

Joel Edmundson s'est battu dans l'ombre et s'est démarqué comme étant un morceau très important de l'équipe en défense. On a eu la confirmation qu'il ne commencerait pas la saison lui non plus.

De plus, Brendan Gallagher a mis du temps à arriver au camp d'entraînement, alors qu'il était aussi aux prises avec une blessure de guerre.

Pas besoin de ne pointer que les plus âgés, Cole Caufield a dû s'absenter quelques jours en raison d'une blessure. Il est vrai qu'elle est due à une chute lors de l'échauffement du match intraéquipe, mais cette simple chute a sans doute réveillé des bobos encore en démarches de guérisons.

Au-delà des joueurs exclus de l'alignement, il y a ceux qui sont présents, ceux qui sont en actions en ce moment même, mais qui ressentent sans aucun doute des blessures encore présentes venant du dernier bal printanier.

Gagner la Coupe Stanley, c'est l'objectif numéro un de tous les joueurs et membres de la LNH. Certains mettent leur carrière en péril pour y arriver. Bergevin a saisi l'opportunité la saison dernière pour mettre tous les pions nécessaires pour la victoire. Il n'était qu'à trois gains d'y arriver.

Cette année, les Glorieux ont tout de même des chances. Ces chances se nomment Jonathan Drouin, Christian Dvorak, Mathieu Perreault, ces gars qui ont eu une pause physique bien plus grande et qui sont en forme pour amorcer la nouvelle campagne.

Au point de vue de la constance et de l'offensive, il est évident que Drouin et Dvorak seront sollicités. Ça tombe bien, les numéros 28 et 92 connaissent un camp d'entraînement d'enfer!

Il ne reste qu'à voir à quel point ces séries tant appréciées auront des répercussions néfastes sur la saison en amorce des Canadiens. Les nouveaux venus, dont le dernier match compétitif remonte à plus loin, seront d'une grande importance dans les performances à venir de l'équipe.
PRÉSENTEMENT EN FEU